La recherche sur les cétacés

15 août 2011 par murielle.oriol

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Depuis quelques années, la Recherche sur les cétacés a effectué de grands pas et les moyens mis à disposition des chercheurs sont de plus en plus nombreux.
Néanmoins, la Recherche n’est qu’à ses balbutiements. En effet, on connaît finalement peu de choses sur les cétacés qui peuplent nos océans car il est difficile de les observer dans la pénombre sous-marine !

Il est essentiel pour les chercheurs de connaître un peu mieux les populations de cétacés afin de mettre en place des programmes pour assurer leur sauvegarde à long terme. Les menaces d’origine humaine sont nombreuses et si l’on n’y prend pas garde, très bientôt, certaines espèces ne pourront être observées que sur des ouvrages spécialisés ! La grande Baleine bleue est une espèce en danger, en voie d’extinction et il est important de connaître l’état actuel de sa population pour pouvoir la conserver ! Différentes méthodologies de recherche sur les cétacés sont expérimentées par les scientifiques :

L’étude des populations

Il s’agit de recenser les cétacés rencontrés au cours d’une route préalablement définie (méthode du transect linéaire) et selon un protocole standard afin d’en évaluer les effectifs et la répartition spatiale. La méthode du transect linéaire est une estimation de l’abondance et elle dépend de nombreux paramètres (détectabilité de l’objet, acuité visuelle et fatigue des observateurs, état de la mer).

Les balisages

Certains scientifiques ont réalisé des campagnes de balisages sur des grands cétacés (cachalots, rorquals). Des émetteurs sont fixés par des ventouses, ou implantés dans le lard de l’animal et transmettent des informations sur la localisation de l’animal ainsi que, de son environnement (profondeur). Ces applications permettent de suivre les déplacements des individus sur plusieurs mois grâce au système « Argos » de détection par satellite. Des améliorations doivent être réalisées, car les ventouses ne restent que très peu de temps sur le corps de l’animal et il y a peu de réussites pour de nombreuses tentatives.

La photo identification

Cette technique consiste à réaliser de nombreuses photographies de cétacés permettant par la suite de reconnaître chaque individu selon ses caractéristiques propres (balafres et scarifications, blessures diverses, traces de calamars sur la gueule des cétacés, traces dues à l’homme). Au fur et à mesure, les scientifiques développent de véritables banques de données et arrivent à reconnaître les individus d’une année sur l’autre, ce qui permet d’obtenir des informations sur les migrations, le comportement social.

La bio-acoustique

Cette technique permet de mieux comprendre l’importance que les signaux acoustiques représentent pour les mammifères marins. Les cétacés passent beaucoup plus de temps sous l’eau qu’à la surface, c’est pourquoi on comprend aisément l’intérêt majeur de la bio-acoustique pour une meilleure compréhension de leurs comportements. Les mammifères marins dépendent du son pour tous les aspects de leur vie (communication entre espèces, détection de prédateurs, navigation). Les scientifiques qui utilisent cette technique équipent les bateaux d’hydrophones leur permettant de se constituer une base de données acoustiques.

Le suivi des échouages

Les scientifiques au cœur des réseaux d’échouages sont formés pour réaliser des prélèvements sur les cétacés morts échoués. Ces opérations constituent un apport très important pour la recherche puisqu’elles permettent de connaître les causes de mortalité des espèces et de mieux comprendre les diverses pathologies qui affectent les cétacés (cas de morbillivirus).

Conclusion

Il est nécessaire de préserver notre patrimoine marin et les scientifiques doivent se concerter avec l’ensemble des utilisateurs de la mer afin de trouver des solutions pour limiter l’impact des activités humaines sur les populations de cétacés. Dernièrement, une étude a été réalisée dans le Sanctuaire afin de déterminer les zones où les risques de collision étaient les plus importants pour les Rorquals communs.