L’intelligence chez les cétacés

15 avril 2011 par murielle.oriol

Le cerveau des cétacés

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L’encéphale des cétacés est de forme globulaire. Sa taille est relativement imposante et il est tentant de la lier à l’existence de processus mentaux de haut niveau.
Des chercheurs ont établi une échelle de l’intelligence animale, fort semblable à celle qui a été dressée par les physiologistes au moyen d’une formule mathématique faisant intervenir « un coefficient d’encéphalisation » variant selon l’espèce.
Ce coefficient est le rapport entre le poids de l’encéphale et celui du corps de l’animal. Le cerveau des dauphins s’avère moins développé que celui des hommes, mais bien plus que celui des autres mammifères à l’encéphale volumineux, comme les primates. Le développement du cortex cérébral est l’apanage des êtres humains. Il est le cœur de l’intelligence, de la connaissance et de l’apprentissage.

Comment définir l’intelligence des cétacés

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Globalement, elle peut être définie comme étant la faculté de compréhension. Il s’agit de la capacité d’utiliser les acquis (l’expérience vécue) pour résoudre un problème nouveau et s’adapter à une situation nouvelle. Chez les cétacés, la plupart des informations concernant le milieu ambiant sont fournies par les organes de la vision, du toucher, et de l’ouie. Les dauphins ont amélioré leur système d’acquisition de données en acquérant un bio sonar fondé sur le phénomène de réflexion des ondes acoustiques (écholocation).
Il est important de ne pas confondre les facultés d’apprentissage ou d’imitation avec l’intelligence. En effet, les performances et les tours exécutés par des animaux dressés témoignent plus de l’habilité, de la patience et de l’intelligence de l’entraîneur que des facultés intellectuelles de leurs élèves.

Des études qui ont été réalisées dans un delphinarium à Hawaï montrent que les dauphins sont capables de reconnaître leur propre reflet dans la glace ! Les odontocètes communiquent par les sons et chaque espèce a sa propre « signature acoustique » ce qui permet aux scientifiques de les identifier à l’aide d’un hydrophone en pleine nuit, dans leur milieu naturel. C’est de cette manière que Michel André, biologiste acousticien a récemment décrypté le langage rythmé des cachalots !

Conclusion

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Nos connaissances sur l’intelligence des cétacés sont fondées presque uniquement sur l’observation des dauphins captifs et sur quelques études réalisées en liberté mais difficiles à interpréter scientifiquement. Des hommes, testés dans des circonstances similaires de captivité, ont des résultats très différents de ceux de leurs homologues évoluant librement. Ainsi, l’ensemble des spécialistes s’accordent pour attribuer aux cétacés une intelligence indéniable située entre celles du chien et de l’Homme. Vaste étendue qui laisse la place aux rêves les plus fous des imaginations les plus fertiles.