Le sommeil chez les animaux : zoom chez les cétacés

14 avril 2011 par murielle.oriol

Le sommeil chez l’homme

sommeil_grande1

La vie d’un adulte est composée de la succession de trois états de vigilance, totalement différents les uns des autres.
Il s’agit en un premier temps de l’état de veille qui caractérise tous les moments conscients de notre vie (soit environ 2/3 du temps). Puis on a le sommeil lent qui représente 75 à 80 % du sommeil total, soit environ 6 heures de sommeil. Enfin, le dernier stade est le sommeil paradoxal ou sommeil de rêve qui succède au sommeil lent et représente 2 heures par nuit.

Le sommeil chez les mammifères

sommeil_grande2

Chez la plupart des mammifères le sommeil paradoxal existe. Chez l’homme adulte comme chez les primates, le sommeil ne comporte en général qu’une période nocturne. Ceci contraste avec le sommeil « polyphasique » de mammifères tels que les chats qui dorment souvent (journée et nuit). En général, les animaux chasseurs (carnivores) ont un sommeil plus long que les chassés (herbivores).

Le sommeil chez les poissons

sommeil_grande3

Les études montrent l’existence de comportements spécifiques des poissons en état de repos. Certaines espèces s’enfoncent dans le sable pour y passer la nuit, d’autres changent de couleur la nuit. Au cours de ces périodes, les poissons réagissent beaucoup plus lentement à des stimulations sensorielles.

Le sommeil chez les cétacés

Les cétacés se distinguent nettement des autres animaux par leur mode de sommeil ! En effet, leur respiration est volontaire et un dauphin qui est anesthésié meurt ! L’évolution a donc dû choisir entre le dilemme de rester éveillé pour respirer ou de mourir en dormant !
Récemment, le sommeil des dauphins a pu être enregistré en captivité, par l’installation de capteurs sur leurs crânes. Contrairement aux autres mammifères, le cerveau des cétacés n’est pas « déconnecté » dans sa totalité au même moment.
Un hémisphère dort profondément (période de 20 à 30 minutes) tandis que l’autre assure la veille et l’ensemble de la motricité. De cette manière, les fonctions vitales sont assurées (respiration, détection des prédateurs).
Plusieurs constatations contraires aux idées admises communément ont pu êtres faites :

* un dauphin « immobile » ne dort par forcément
* un individu en phase de repos peut très bien être en « mouvement ».

Pour les baleines, on a encore de nombreuses questions puisque aucun enregistrement de leurs activités cérébrales n’a pu encore être effectué ! En effet, ces baleines que l’on trouve parfois immobiles en surface, se laissant approcher sans méfiance sont-elles réellement endormies ?

D’autre part, on constate chez les cétacés, une absence de sommeil paradoxal (période du rêve et du relâchement de la vigilance et du tonus musculaire). Cela ne veut pas forcément dire que les dauphins ne rêvent pas ! Ce constat représente encore aujourd’hui une véritable énigme pour les chercheurs.

Conclusion

sommeil_grande4

Ainsi mis à part, les cétacés et les ornithorynques, on peut admettre que la totalité des mammifères présente un sommeil comportemental qui comporte deux états (le sommeil lent et le sommeil paradoxal). Cependant, de nombreuses questions restent sans réponses et de nombreuses études sont à mener afin de comprendre un peu mieux le sommeil, les périodes de rêves des mammifères marins et terrestres…