Vivere, salon de l’art de vivre et du développement durable

12 mars 2010 par murielle.oriol

5 au 7 décembre 2008 – de 10h00 à 19h00 – Grasse
SOS Grand Bleu a animé le salon avec des conférences et des ateliers dédiés à l’environnement et au développement durable, du 5 au 7 décembre 2009.


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L’objectif de ce salon est de sensibiliser les participants à une nouvelle culture et un nouveau mode de vie qui ne concernent pas seulement l’activité des entreprises, mais également le comportement de l’individu au quotidien, en prouvant qu’il existe d’autres formes de consommation, un nouveau tourisme: en définitive un nouvel et véritable art de vivre.

Pour cela, outre la vente et l’exposition de produits, une série de conférences de haut niveau a été organisée afin d’informer les visiteurs sur les principales thématiques abordées. Pour cette deuxième édition, quatre thèmes fondamentaux ont été abordés : l’alimentation, la bioarchitecture et les nouvelles dynamiques du bien-être et du tourisme.

SOS Grand Bleu y a donné un atelier pédagogique sur le dauphin, sa biologie et son anatomie, ainsi qu’une conférence sur les cétacés du Sanctuaire PELAGOS. SOS Grand Bleu multiplie en effet les actions pour que demain nos enfants deviennent des éco-citoyens et donc des protecteurs de l’univers marin.

Le développement durable : les origines

Les fondements du concept de développement durable se concrétisent dans les années 70, lorsque les différences croissantes entre Nord et Sud dans le monde ainsi que la crise énergétique et l’urgence de sauvegarder l’écosystème mondial amenèrent chercheurs et hommes politiques à s’intéresser sérieusement au problème. Ignacy Sachs inventa le terme écodéveloppement, officialisé lors de la Conférence Internationale sur l’environnement humain de Stockolm en 1972. Successivement, dans la première moitié des années 80, le terme sustainable development fit son apparition, traduit en français par développement durable, et fut officialisé dans le Rapport Brundtland de Harem Brundtland, Président de la Commission Mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU en 1987. Dans ce rapport, le développement durable a été décrit comme «un type de développement qui garantit les besoins des générations actuelles sans compromettre la possibilité que les générations futures puissent satisfaire les leurs». Cette définition s’appuie sur la constatation que la prospérité des pays du Nord se fonde sur l’exploitation et l’appauvrissement de cultures et d’écosystèmes plus pauvres. Il existe actuellement des populations entières qui n’ont pas la possibilité de satisfaire les besoins les plus élémentaires comme manger, boire, la disposition d’un toit, de vêtements, d’un travail. Un monde fondé sur la pauvreté et la disparité est sujet à crises sociales et à des désastres écologiques récurrents. Voici pourquoi l’objectif principal de cette forme de développement est de définir des schémas de croissance capables de concilier trois aspects fondamentaux : le social, l’économique et l’environnemental, satisfaisant les besoins de l’humanité entière, selon l’équité et la démocratie, dans le respect de l’environnement et de la possibilité que les générations futures puissent répondre à leurs nécessités.

Conséquences politiques et sociales

Le rapport Brundtland a eu un impact conséquent non seulement du point de vue politique, inspirant certaines conférences des Nations Unies pour la formulation de documents de programmation économique et d’activités législatives internes de différents états; mais aussi du point de vue social, en sensibilisant l’opinion publique et les citoyens aux thématiques comme le commerce équitable et solidaire, l’alimentation biologique et les industries éco-soutenables.

C’est au niveau de cet essor politique que s’inscrit l’action de l’Agenda 21, un programme adopté par les pays membres de l’ONU durant la Conférence sur l’environnement et le développement qui s’est tenue à Rio en 1992 et qui définit de nouvelles lignes de conduite à adopter pour le XXIème siècle afin de concilier le développement économique avec la sauvegarde de l’environnement et la croissance des pays en voie de développement. En 1997 fut créé et ratifié le Protocole de Kyoto, un accord international pour lequel 118 pays se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour remédier aux changements climatiques existants, en évitant les gaspillages, les abus de consommation énergétique et en développant de nouvelles sources alternatives. Les entreprises sont également de plus en plus sensibles au thème du développement durable, à travers l’adoption de l’ISO 9004, un nouveau modèle d’organisation capable de conjuguer les intérêts économiques et financiers avec les enjeux sociaux et environnementaux.
D’un point de vue social, les initiatives des institutions publiques se sont multipliées ces dernières années : Chambres de Commerce, ONG ou collectivités locales sensibilisent les citoyens et l’opinion publique sur ces thématiques. C’est à cet égard, que la Chambre de Commerce de Nice a créé VIVERE, le Salon de l’Art de Vivre et du Développement Durable.

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