SOS Grand Bleu présent au Vendée Globe 2008 !

12 mars 2010 par murielle.oriol

du mardi 4 au dimanche 9 novembre 2008 – Sables d’Olonne
Pour la première fois, SOS Grand Bleu était présent sur le village du Vendée Globe du mardi 4 au dimanche 9 novembre 2008, grâce à la générosité et au soutien de Monsieur Philippe Bellante, directeur de la société Merceron TP à Challans.


En effet, Monsieur Bellante, qui a connu l’existence de notre association au cours du dernier repas de gala souhaitait aider et promouvoir notre association, c’est pourquoi il nous a offert un stand pendant une semaine sur le village de la course, qui nous a permis de valoriser nos actions sur cet événement d’envergure internationale !

Le village Vendée Globe

Le Vendée Globe devient, au fil des éditions, un énorme événement populaire ! Il passionne les gens de mer et fascine les terriens. Cette course fait rêver à la fois les marins les plus aguerris et ceux qui n’ont jamais mis les pieds sur un bateau ! C’est une épreuve mythique et initiatique. Ce sont plus de 600 000 personnes qui ont défilé dans les allées du village et sur les pontons des Sables d’Olonne pour admirer les 30 monocoques durant les trois semaines d’ouverture !

Des milliers de visiteurs ont pu aussi visiter notre stand sur lequel ils ont pu découvrir notre formidable outil pédagogique représenté par la maquette d’un Grand Dauphin, ainsi que l’ensemble des actions menées par SOS Grand Bleu à travers divers outils de communication (posters, panneaux, albums photos…). Nous avons profité de cette manifestation pour sensibiliser le grand public aux divers impacts des activités humaines sur les populations de cétacés. Notre nouveau guide des cétacés de Méditerranée a également était présenté à ce public venu en masse pour l’occasion. De nombreux visiteurs étaient ravis de notre présence sur le village et très enthousiastes par nos actions de protection du milieu marin ; d’autres trop passionnés par la voile souhaitaient avant tout voir les bateaux et rencontrer les skippers !

L’engagement des skippers pour l’environnement

Témoins privilégiés du spectacle de notre planète et de ses transformations, les navigateurs du Vendée Globe ont à cœur de la préserver. Ils privilégient les énergies renouvelables ! Pour cette édition 2008, chacun des marins s’est impliqué d’une façon ou d’une autre dans la protection de l’environnement (aménagement de panneaux solaires). Trois d’entre eux ont un projet plus ciblé vers le respect de l’environnement. Roland Jourdain qui a choisi pour partenaire Véolia Environnement. Raphaël Dinelli, qui a fait de son bateau, Fondation Océan Vital, un véritable laboratoire d’idées pour une navigation économe en énergie. Mais aussi Yannick Bestaven, avec Énergie autour du monde (eam), qui, à l’occasion de cette édition, veut prouver qu’il est possible de naviguer vite et longtemps grâce aux énergies solaires, éoliennes et hydroliennes.

Mais des risques de percutions avec les cétacés…

Cependant, il ne faut pas oublier que les gros cétacés tels les baleines et les cachalots sont parfois percutés par ces voiliers de course ! En effet, ces « bolides des mers » sont rapides (vitesse de plus de 20 nœuds soit plus de 40 km/heure) et silencieux (absence de moteur) et très souvent les cétacés ne les entendent pas ! Ces courses demeurent un danger pour les grands cétacés ! Dans le Sanctuaire PELAGOS des études sont en cours pour trouver des solutions face aux problèmes de collisions avec les navires de commerce et de transport de passagers (projet REPCET). Néanmoins à l’heure actuelle il n’existe pas de systèmes efficaces pour les éviter ! Difficile pour les navigateurs et les organisateurs des grandes courses de penser à une interdiction de ces courses car les enjeux économiques (sponsors…) sont énormes ! On ne peut qu’espérer que les cétacés éviteront les trajectoires des 30 navigateurs du Vendée Globe !

Petit rappel sur la course

Le Vendée Globe est une course en solitaire à la voile qui existe depuis 1989, c’est la sixième édition ! Les skippers doivent réaliser un tour du monde de 43 000 km suivant un parcours précis en partant des Sables d’Olonne. Cette année, ce sont trente skippers (dont deux femmes) qui vont vivre seuls au milieu d’un univers hostile, à bord de machines qui les propulsent à des allures hallucinantes. Dans ces conditions, ils doivent pourtant manger, dormir, se mouvoir et travailler… Le record à battre, détenu par Vincent Riou (édition 2004-2005), est de 87 jours, 10 heures, 47 mn et 55 secondes !

SOS Grand Bleu soutient Jean-Pierre Dick, le deuxième méditerranéen de la course qui s’est souvent engagé pour SOS Grand Bleu dans le passé. C’est d’ailleurs l’un des favoris de cette course mythique en solitaire !

La vie d’un skipper en mer

La priorité du skipper est de faire avancer le bateau, de le manœuvrer, de régler les voiles… Mais pour une bonne navigation, il faut aussi bien analyser la météo. Il établit une stratégie grâce aux prévisions météo et il calcule la route la plus rapide. Il essaie d’anticiper les changements de temps afin de passer aux endroits où le vent est le plus favorable et éviter les zones sans vent (la pétole). Tous les jours il décrit sa navigation sur son journal de bord. Pour garder un rythme équilibré, le skipper essaie de manger à heures fixes. Mais par gros temps, il peut être obligé de décaler voire sauter un repas ! Manger reste un moment très important pour se détendre et reprendre des forces. Le skipper prévoit aussi des barres de céréales ou du chocolat pour prendre des forces rapidement avant un effort intense. Mais surtout, il doit bien s’hydrater : même en milieu humide, il doit boire 1,5 litres d’eau par jour.

Le parcours

Gare aux tempêtes de Sud-Ouest entre les Sables d’Olonne et le Cap Finistère ! Le Golfe de Gascogne a la réputation d’un « dur à cuire ». L’entrée dans l’Atlantique peut se révéler particulièrement cruelle pour les marins et leurs bateaux. C’est ensuite la descente pour tenter d’accrocher au plus vite les alizés, négocier le passage des îles du Cap Vert pour se positionner avant la traversée du Pot au Noir.

Aux limites sud de l’hémisphère Nord, la zone de convergence intertropicale plus connue sous le nom de Pot au Noir est le cauchemar des navigateurs : vents irréguliers, orages violents, pluies parfois diluviennes, la traversée du Pot au Noir s’apparente souvent au tirage de la loterie. Puis le Cap de Bonne Espérance, la traversée de l’océan indien plonge d’emblée les navigateurs solitaires dans un autre monde : lumières basses, mer cassante, vents violents, atmosphère humide et froide, en quelques jours les marins plongent en solitude… En se dirigeant vers le Cap Horn, la houle devient plus stable, s’allonge, la mer est mieux « rangée ». La descente vers le Cap Horn est truffée d’icebergs… Cette année, chaque bateau est équipé d’une balise de localisation ! Avec ce système de détection des glaces, les skippers pourront redéfinir leur parcours en toute sécurité !

Le passage du Cap Horn est véritablement une délivrance pour les marins. Ne l’oublions pas, une grande part des abandons du Vendée Globe survient en Atlantique Sud car les bateaux et les skippers sont éprouvés. Et il reste encore la traversée du Pot au Noir même si dans l’Ouest, il est plus étroit. Petit à petit, les solitaires de la course retournent vers le froid et comptent les milles qui les séparent de l’arrivée. Les signes de civilisation apparaissent : le croisement d’un cargo, quelques chalutiers… puis il sera temps d’apercevoir les feux de la côte puis de passer le chenal des Sables d’Olonne.