Lutte contre la captivité

24 février 2010 par murielle.oriol
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captivite1_grandeLes cétacés sont protégés par les décrets du 20 octobre 1970 et du 22 juillet 1995, ainsi que par les conventions de Washington, de Bern : il est interdit de les détruire, de les capturer, de les poursuivre.

En s’appuyant sur les textes juridiques, avec l’appui d’un collectif de 130 associations et grâce au soutien de ses adhérents, SOS Grand Bleu a permis l’abandon de 4 projets de delphinariums : à Cantin en 1997, à Cadaquès en Espagne et Port-Saint-Père en 1998, et enfin à la Mulatière près de Lyon en 1999.

En 2009, après douze années de lutte contre le projet de delphinarium de Port-Saint-Père, le Tribunal administratif de Loire-Atlantique a donné raison à l’association. Selon les termes de la décision rendue le 4 novembre, l’arrêté qui avait autorisé l’ouverture du delphinarium a été annulé.

L’association est aussi intervenue avec succès pour faire interdire la capture et le transport de dauphins et d’un requin baleine pour l’aquarium géant de l’exposition universelle de Lisbonne.

Environ 3000 dauphins sont détenus en captivité dans le monde

Leur durée de vie est réduite à 20 ans en moyenne contre 50 en liberté

dauphins_captifs_grande2Les delphinariums sont créés pour l’argent qu’ils rapportent, non pour préserver les dauphins. Conditionnés, dénaturés, malades, les dauphins captifs ne peuvent même plus faire l’objet de recherches scientifiques. En suivant les exemples du Royaume-Uni et du Brésil, la construction de nouveaux delphinariums doit cesser en Europe. Les dauphins captifs doivent être réinsérés dans la mesure du possible, dans leur milieu naturel. Nous nous devons de découvrir les dauphins à leurs conditions et non plus aux nôtres. Quand on n’est pas motivé par l’argent, entre une mare de captivité et un océan de liberté, le choix est simple. La capture des dauphins, espèces protégées, est déjà interdite en France, mais il est par contre légal de leur y construire des prisons !

Les méfaits de la captivité

  • Capture

La capture des dauphins libres est réalisée à l’aide de filets dans un climat violent. Au cours des captures, de nombreuses femelles avortent et d’autres dauphins s’échouent ou se noient. Les poursuites peuvent durer des heures. Aujourd’hui, la population des dauphins de la Mer Noire est en voie d’extinction sous l’effet conjugué des captures, des pêcheries et de la pollution

  • Transport

Le dauphin est transporté dans un brancard, maintenu hors de l’eau pendant des heures. Sa peau se déshydrate très vite, sa respiration devient difficile, des croûtes noirâtres apparaissent sur les points de frottement

  • Arrivée dans le bassin

Le dauphin qui arrive dans un bassin est confronté à une réduction flagrante de son espace vital, une obligation de contact étroit avec l’homme et ses congénères, une nécessité de se nourrir de cadavres de poissons et non plus de proies vivantes

  • Alimentation

keiko4En liberté, l’alimentation est très diversifiée et varie selon l’environnement occupé et les ressources disponibles. Cette nourriture est absorbée vivante alors qu’en captivité le poisson est mort et de qualité variable


  • Confinement

L’animal subit un manque d’espace, une oisiveté forcée, une perte de tout contrôle sur sa sexualité et son environnement, au sein d’une vie sociale réduite à quelques individus. En raison de la restriction de mouvements, l’animal est toujours stressé, manifestant une tendance accrue à l’agressivité, une perte d’appétit et un comportement de type autiste engendrés par le manque d’exercice. Les principales causes de décès des dauphins captifs sont les infections pulmonaires, les ulcères, les parasites développés en l’absence d’oligo-éléments et d’une prise constante d’antibiotiques.

  • Vie sociale

Elle est complètement perturbée puisqu’ils sont habitués à vivre par groupe avec une répartition structurée. En effet, les femelles vivent avec leurs petits dans un espace défini alors que les mâles vivent en périphérie. En captivité cette répartition n’est pas respectée

  • Reproduction

En liberté, les mères portent en moyenne un petit tous les trois ans alors qu’en captivité la plupart des naissances échouent
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