Australie : observatoire privilégié des cétacés

L’Australie est la plus grande île au monde, 7 700 000 km2 ! Soit 15 fois la France ! Bordées par des eaux aussi différentes que la Mer de Corail, l’Océan Indien, l’Océan pacifique du Sud ou encore la Mer de Tasmanie, c’est donc tout naturellement que l’Australie offre, tout le long de ses côtes, de nombreux postes d’observations privilégiés des cétacés et des baleines.

LES BALEINES
Baleines Australes
Elles repeuplent à l’heure actuelle timidement les eaux australiennes. En effet, en raison de la qualité de leurs fanons et à l’abondance d’huile, elles constituaient la baleine à chasser par excellence. Conséquence : leur nombre a dramatiquement chuté de 100 000 au début du XIXème siècle à 100 en 1935 ! Mais, depuis sa classification parmi les espèces en voie de disparition, on en recense désormais 400 individus.
Où et quand les voir ?
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à Albany, Sud de l’Australie Occidentale. Village historique et riche passé de port baleinier.
Période : Juillet à Octobre. Compagnie : Silver Star Cruises (www.whales.com.au)

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à Bremer Bay, côte sud de l’Australie Occidentale.
Période : Juillet à Novembre.

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à Espérance, côte sud de l’Australie Occidentale.
Période : Juillet à Octobre.

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à Victor Harbor, Australie Méridionale.
Période : Juin à Octobre.

Baleines à bosse
Les baleines à bosse fréquentent les eaux australiennes lors de leur migration des mers polaires vers les eaux chaudes pour se reproduire. Les adultes mesurent entre 14 et 19 mètres de long. Leur longévité est de 30 ans.

Où et quand les voir ?
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à Augusta, proche du célèbre Cap Leeuwin où se rejoignent l’Océan Indien et l’Océan Pacifique, Sud de l’Australie Occidentale. Période : Mai à Septembre.

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à Albany, Sud de l’Australie Occidentale. Période : Juin à Octobre.

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à Hervey Bay, côte Est, État du Queensland. C’est un des lieux idéaux pour l’observation des baleines à bosse. On en compte lors de leur migration jusqu’à 3000 ! Outre leur nombre, l’autre intérêt est qu’elles se reproduisent et mettent bas dans la baie. La raison de cette « étape » dans leur migration, des eaux chaudes vers l’Antarctique, échappe encore aux spécialistes. Néanmoins, certains suggèrent que c’est une pause pour se remettre de leur long périple et s’accoupler. Tandis que d’autres pensent que des eaux chaudes et calmes se prêtent bien pour les baleineaux au développement des couches protectrices de « blanc » qui leur sont indispensables pour survivre dans les eaux glacées de l’Antarctique. Période : Juillet à Octobre. Compagnies : Islander, Whalesong, Spirit of H.bay.

Fin de la chasse en 1978
L’observation des baleines en tant qu’activité touristique n’allait pas de soit jusqu’en 1978, officiellement, date à partir de laquelle l’Australie a renoncé définitivement à la chasse. Outre une pression internationale grandissante, et nationale orchestrées par des associations écologistes, l’arrivée des produits de synthèse combiné à une prise de conscience croissante que l’observation des baleines « rapportait » plus que la chasse, explique cette décision radicale et irréversible.

LES DAUPHINS
Pour les dauphins, l’Australie a une politique plus discutable. Voire critiquable. A de rares endroits, aussi bien à l’Ouest qu’à l’Est, les dauphins viennent nager au bord du rivage. Cependant, un « plaisir » vite amer quand on sait qu’on doit ce « privilège » à la main de l’homme ! En effet, la plupart du temps, ils sont nourris ! Certes, seulement, à hauteur de 10% de leur besoin alimentaire journalier. Cependant, l’image du dauphin 100% libre en prend un sérieux coup. Une pratique qui nous a choquée. Deux raisons à cela. D’abord, on a observé que cette manière d’agir perturbe le comportement naturel des animaux. Autrement dit, un développement de l’agressivité entre animaux. Ils se disputent « plus » âprement la nourriture entre eux. Ainsi, la distribution de poisson donne lieu à de sérieuses prises de bec entre dauphins et pélicans qui, en quelque sorte, veulent aussi leur part du gâteau ! D’autre part, une pratique qui révèle, hélas, la stupidité humaine. En dépit d’appels répétés à ne pas toucher les dauphins pour ne pas lui transmettre de virus, la plupart des gens cèdent à la tentation. La palme du pire « spectacle », revient, sans conteste, à Tin Can Bay sur la côte Est. Pratique qui relève carrément de l’attraction. D’ailleurs, ses initiateurs n’hésitent pas à le qualifier de « show » ! On est donc réellement en droit de douter de l’authenticité de la démarche de ses responsables : mieux comprendre les dauphins et aider à les préserver.

Des observations au service de la recherche
Pratiques que l’on retrouve également sur la côte Ouest, précisément, à Monkey Mia et Burnbury. Cependant, deux expériences aux buts nettement plus louables. Et qui ne souffrent pas d’ambiguïté. Leur priorité n’est pas de nourrir les dauphins comme à Tin Can Bay ou leur venue est à heure fixe (8h00 tous les jours !). Au contraire, à Monkey Mia et Burnbury, aucune garantie n’est donnée au touriste sur la venue des dauphins. Ils évoluent librement. Autrement dit, tant mieux pour vous si vous êtes au bon moment ! Leur objectif est, d’une part, d’éduquer et sensibiliser le grand public aux menaces qui pèsent sur les dauphins. D’autre part, conduire d’intenses programmes de recherche afin de mieux connaître les cétacés et améliorer leur environnement en vue d’assurer leur viabilité dans le futur. En général, ce sont des dauphins souffleurs qui évoluent le long des côtes.

Où et quand les voir ?
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à Monkey Mia, au cœur de Shark Bay, site classé au patrimoine de l’humanité, depuis 1982, des chercheurs du monde entier viennent pour observer les dauphins et en savoir davantage sur leur vie sociale. Ainsi, a été découvert pour la première fois la formation d’alliances entre mâles pour séduire une femelle. Une découverte de grande importance car c’est un schéma rare que l’on connaissait jusqu’à présent seulement chez les êtres humains et les chimpanzés.

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à Burnbury, un centre de recherche a été récemment ouvert. Il informe le grand public sur les dauphins, leur mode de vie, leur régime alimentaire, leurs menaces et recrutent régulièrement des volontaires pour gérer le centre et appliquer les programmes.

FAUNES EXOTIQUES AQUATIQUES
Outre les baleines et les cétacés, l’Australie, grâce à ses eaux chaudes tropicales, offre une opportunité rare de voir une des faunes aquatiques exotiques les plus riches au monde.

Voici ci-dessous les principaux sites pour profiter de ce spectacle extraordinaire :
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la fameuse et somptueuse Grande Barrière de Corail (une des 7 merveilles naturelles) qui s’étend sur près de 2 500 km le long de la cote est. Pour évoluer au cœur du corail, le plus gros organisme vivant sur notre planète et découvrir les 1 500 espèces de poissons qu’il abrite, snorkelling (masque et tubas) et plongée sont possibles à Cairns (Queensland), Airlie Beach (Queensland) et Magnetic Island (Queensland). Une expérience unique à vivre absolument !

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le Ningaloo Reef, sur la côte Ouest (Australie Occidentale). Version miniature de la Grande Barrière de Corail (seulement 260 km de long) et nettement moins fréquenté. Sauvage à souhaits, son avantage  sur sa « grande sœur » : les coraux se trouvent parfois à peine à 100 mètres du rivage avec une faune tout aussi riche (raies, requins…).

L’Australie, un continent que nous avons découvert dans le cadre d’un tour du monde, dont l’association SOS Grand Bleu est un de nos partenaires.

Stéphane ROSSARD, Mai 2004