Comment résister aux mers glaciales et équatoriales ?

15 juillet 2011 par admin

Maintien d’une température constante

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Gràce à la thermorégulation, on peut rencontrer des grands cachalots dans les mers chaudes, à 32°C, comme dans les mers glaciales, à 0°C.
Les cétacés vivant dans l’eau, doivent lutter contre un refroidissement environ vingt-cinq fois plus rapide que celui existant sur terre et qui a essentiellement lieu au niveau de la peau par perte de chaleur sous l’effet des mouvements de l’eau.
Pour conserver leur chaleur interne, les cétacés ne peuvent pas compter sur les moyens développés par les mammifères terrestres : se rouler en boule, construire des nids, se limiter aux endroits ensoleillés …
Limiter les pertes de chaleur au niveau de l’enveloppe corporelle et en produire dans le noyau (coeur, cerveau, reins) sont les deux moyens employés par tous les homéothermes pour lutter contre le froid.

Moyens de réduire les déperditions de chaleur

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> Les cétacés ont développé une forte couche adipeuse (le lard) sous la peau. Ce manteau de graisse agit comme isolant thermique et comme réserve d’énergie. Son épaisseur varie selon l’espèce, et peut atteindre jusqu’à 50 cm chez la Baleine franche.
> Lorsque la taille d’un animal croît, la surface de sa peau augmente moins vite que la masse qui y est contenue. L’avantage, aux animaux marins les plus grands qui possèdent un gros stock de graisse pour une surface exposée au froid minimale (grands cétacés des hautes latitudes)
> Les faibles fréquences cardiaques et respiratoires en plongée, notamment, concourent à l’économie d’énergie.
> Les aliments à haute teneur en lipides sont très calorigènes : c’est le cas de certains poissons pélagiques, comme le maquereau, ou le plancton.

Comment les cétacés font-ils pour perdre de l’énergie quand leur température interne augmente ?

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Après un effort physique par exemple, les cétacés ne possèdent pas de glandes sudoripares, ils ne suent pas quand leur température augmente. Ce sont les extrémités de leur corps (nageoires pectorales, dorsale et caudale), pauvres en tissus adipeux, qui permettent au sang de se refroidir quand la température centrale augmente.

Migrations de l’équateur vers le pôle

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Pour certaines espèces, il existe un véritable cycle de la couche de graisse isolante en fonction de la température de l’eau.
Les cétacés qui effectuent des migrations de l’équateur au pôle, engraissent dans les eaux polaires et mettent au monde leur petit en hiver dans des eaux plus chaudes, mais moins riches en nourriture.
Près de l’équateur, le coût énergétique de la thermorégulation est inférieur à celui qui existe dans des eaux plus froides. Ces cétacés vivent grâce aux réserves de graisses emmagasinées dans leur lard, leur foie et leurs os.